Usage c. posture

La plupart de mes étudiants me consultent pour ce qu’ils appellent un inconfort ou des blessures se rapportant à leur posture. Il ne serait pas sage de sous-estimer l’influence d’une mauvaise posture, bien que ce soit un concept limité, là où nos douleurs (organiques ou fonctionnelles) sont concernées.

En réalité, une « bonne posture » n’est pas plus intéressante qu’une « mauvaise posture » pour un professeur de Technique Alexander, parce que cela signifie d’habitude une tentative, quoique brève, inconstante ou conflictuelle, de nous tenir droits en déployant un grand effort, dans un état rigide n’ayant rien à voir avec le confort ou le bien-être.

Alexander a inventé l’expression « l’usage de soi » parce qu’il est plus complexe que les idées et les réactions généralement déprimantes que les gens affichent en essayant d’adopter une « bonne posture ». Également parce que cela signifie une réponse choisie aux demandes d’être, de faire et de la gravité en tant que tout psychophysique.

Oui, votre posture va s’améliorer de même que vos opinions relatives à celle-ci, passant d’un état fixe à un modèle de repos conscient, transformé en activité d’une façon plus intégrée et essentiellement plus subtile, mais non moins dynamique que le mouvement dans l’espace.

Lorsque vous travaillerez sur votre usage durant la journée, vous commencerez à observer une augmentation de votre endurance à être attentifs et présents, de même qu’un raffinement de votre capacité d’observation et une volonté pleine d’entrain.

Selon moi, ce phénomène est, de loin, l’avantage le plus intéressant de s’appliquer à apprendre la Technique Alexander parce qu’elle améliore chaque aspect de la vie.